Bonnes vacances!
- Catherine Labbé
- 7 nov.
- 3 min de lecture
C’est toute sereine que je débute mes vacances. En fait, je ne sais pas trop si elles ont officiellement débuté ou si c’est une tâche que je reporte à la fin probable de la journée, déterminée à fermer temporairement des dossiers ouverts pour me permettre un train de vie différent une fois libérée des obligations du travail.
Ce qui me fascine de la fébrilité du début des vacances, c’est de se permettre de faire tout ce qu’on a pas le temps de faire de manière générale, ou de les faire un peu moins pressé, prêt à savourer chaque moment. Bien que ne pas trop savoir ce que ces vacances me réservent à la minute prêt pourrait effrayer, je le vois comme une opportunité de me rendre disponible à faire et accueillir ce qu’il m’inspire le plus, dans le moment présent et d’y tirer une joie profonde et gratifiante, en plus de me faire toucher à mes vérités ce qui est tellement apaisant et empreint de foi.
Donc, mon souhait profond, c’est de suivre le flow de la vie. D’accueillir et de laisser instruire par l’intelligence de la vie.
En voici un exemple.
À la fin du printemps, lors d’une messe, on a accueilli un évangile étonnant, mais difficilement explicable parce qu’il traite d’un sujet abstrait.
Puis, en ce début de vacances, j’ai porté mon intérêt sur ce petit livret que j’ai déniché à l’été : L’évangile selon Saint Luc. Curieuse d’en lire un bout, j’ai coupé le livre en deux et lu les premières lignes… c’était exactement le même qu’au printemps!
Spontanément, les premiers mots que je lis étaient probablement ceux que j’avais le plus besoin d’entendre. Toutefois, j’ai vite bondi sur le passage précédent pour y voir le contexte…
Ce qu’il disait c’est « Quiconque dira une parole contre le fils de l’homme, cela lui sera pardonné; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. » Exactement l’évangile de la fin du printemps.
Ce bout d’évangile me suit de semaines en semaines parce que de la manière qu’elle passe à travers ma vie, je la trouve pleine de sens.
Je suis totalement consciente de mes imperfections et de mes faux plis. Malgré tout, j’ai ce désir d’être disponible et être réceptive aux fruits de l’Esprit Saint dans ma vie. C’est quand ces fruits là me poussent à l’action et qu’ils sont jugés, critiqués, dénigrés, c’est à ce niveau là que je me demande ce que cet évangile dit. Parce que le souffle de l’esprit saint, parfois te montre la voie à prendre, mais ne te montre pas la destination finale, mais il te pousse à marcher, de grandir, d’évoluer dans la foi avec confiance.
C’est aussi de se mettre à son service, qui est parfois une réponse à une prière, et c’est par ce service que c’est possible de voir qu’elle est exaucée.
Je suis pleinement consciente que tout ce que je fais n’est pas parfait, mais parfois y’a rien de plus parfait que l’imperfection, parce qu’il est porteur de l’espérance et de l’intelligence divine et bien propre au moment présent.
Le passage de l’évangile de Luc qui à spontanément attiré mon attention dès que j’ai sélectionné la page, est lui aussi bien parlant et m’aide dans le cheminement de ma vie, mais surtout à dédramatiser des erreurs de parcours et de bien prendre conscience à quel point on est jamais seul: « … ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cet heure-là ce qu’il faudra dire »
Alors, c’est empreinte de cette confiance et de ces réflexions que je débute officiellement mes vacances!
Je vous en souhaite des semblables, à votre image, peines de joie et ressourçantes!

Bonnes vacances!























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